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Publié le: 25 janvier 2018

Les mobilités du processus de création

10 ET 11 MAI 2018 | DANS LE CADRE DE L’ACFAS 2018, UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À CHICOUTIMI

Paul Ardenne désigne comme « œuvre d’art mobile », une œuvre en rupture avec les territoires traditionnels de l’art (galerie, musée, centre d’exposition, salle de spectacles) qui investit de plus en plus de nouveaux espaces comme la rue et l’espace public, et entraîne la création « d’œuvres déplaçables, aptes à aller à la rencontre du public, ou à le transporter » (Ardenne 2002 : 153). Le processus ne dépend plus ou ne se mesure plus uniquement par l’espace qu’il habite mais répond davantage à la spontanéité « du voyage et de la rencontre à travers des réseaux, des souvenirs, entre les gens et les lieux, les performeurs et les auditeurs, dans le temps autant que dans l’espace, en direct et à travers les enregistrements mécaniques et électroniques […] » (Chapman, 2013). Cette évolution exponentielle de la mobilité dans les arts ne se considère pas tant en distance parcourue que par le fait qu’elle touche toujours plus à l’ensemble des étapes de la création (Raffin, 2008). De la fabrication à la diffusion, des collaborations aux technologies, de l’accès à l’archivage au récit de création, le concept de mobilité se conjugue au pluriel. L’artiste se déplace avec son sujet. Il crée, transmet et critique la forme dans le déplacement. Le fait de se transporter sur le plan géographique, disciplinaire, technique ou réflexif est une condition nécessaire pour expérimenter, avant même la réalisation de l’œuvre, des relations – sans mouvement, pas d’expériences collaboratives, de circulation entre des collaborations. Cette approche mobile et intermédiales de processus artistique appréhenderait-elle moins prioritairement la question de son objet que celle des relations parfois fortuites ? En ce sens, Le processus de mobilité ne concernerait pas seulement l’artiste, mais aussi l’engagement du spectateur (Guay et Bouko, 2015). De nouvelles formes d’expériences processuelles et de relations signifiantes entre une œuvre et le spectateur peuvent alors jouer un rôle actif dans l’élaboration même de l’œuvre. Par exemple, la mobilité procurée par internet, permet de tisser la toile d’une rencontre avec un public désireux d’entrer dans l’univers de l’artiste autrement qu’au moment de la présentation de l’œuvre.

Pour débattre des mobilités du processus de création, il nous semble important d’aborder différentes approches artistiques, méthodologiques, théoriques et disciplinaires.

Le colloque se déroulera au théâtre et au Studio de Création en Arts Numériques (SCAN), les jeudi 10 et vendredi 11 mai 2018 à l’UQAC

Le colloque est organisé par Jean-Paul Quéinnec (responsable), James Partaik (co-responsable) et Mathieu Valade (co-responsable)

PROGRAMME DE L’ÉVÉNEMENT

Participants pressentis (liste en cours)

ÉTIENNE BOULANGER – art vidéo et performance – Cegep d’Alma
YAN BREULEUX – Arts numériques – UQAC /Centre NAD
LAURENCE BRUNELLE-CÔTÉ – Artiste théâtre – Canada
SERGE CARDINAL – cinéma et son – Université de Montréal
CATHERINE CYR – théâtre et littérature- UQAM
FRÉDÉRIC DALLAIRE – radio et cinéma – Université de Montréal
ROBERT FAGUY – théâtre performance – Université Laval
ANDRÉE ANNE GIGUÈRE (doctorante) – théâtre performance – Université Laval
HERVÉ GUAY – théâtre – UQTR
SIMON HAREL – Littérature – Université de Montréal
NINON JAMET (Étudiant 2e cycle) – Lumière et photo – UQAC
JEAN-MARC LARRUE – théâtre – Université de Montréal
MARIE-CHRISTINE LESAGE – théâtre – UQAM
ANDRÉE MARTIN – Danse – UQAM
MARIE-CHRISTIANE MATHIEU – Aménagement, architecture, art et design – Université Laval
JAMES PARTAIK – Arts numériques – UQAC
GUILLAUME THIBERT (Étudiant 2e cycle) – Son et théâtre – UQAC
MATHIEU VALADE – arts visuels – UQAC
MARIA JULIANA VELEZ (doctorante) – danse et littérature – UQTR

Équipe d’organisation : Nicolas Bergeron, Marilou Guay Deschênes, Charlotte Lemaire, Véronique Ménard, Christine Rivest-Hénault.

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