Publié le: 1 mars 2019

Journée d’étude | LA DESTINATION : PARTAGE ET TRANSMISSION DE L’ICI ET DE L’AILLEURS EN RECHERCHE CRÉATION

PROGRAMME DE LA JOURNÉE D’ÉTUDES

 

 

LA DESTINATION :

PARTAGE ET TRANSMISSION DE L’ICI ET DE L’AILLEURS
EN RECHERCHE CRÉATION

Organisée par Maria Juliana Vélez et Jean-Paul Quéinnec
Dans le cadre des activités scientifiques
de la Chaire de recherche du Canada pour une dramaturgie sonore au théâtre et du CELAT


 

La question de l’ailleurs a toujours été un endroit fondateur de la création. Pourtant, si cet ailleurs peut encore faire référence aux contrées lointaines, à l’exotisme et l’étrangeté les effets de la globalisation ont eu tendance à uniformiser la relation de l’ici et de l’ailleurs, et à enlever à l’artiste une part de son originalité. Y a-t-il encore un ailleurs possible au regard de ce que Dominique Baque affirme : « L’ici n’ouvre plus sur aucun ailleurs » (Baque, 2002, p. 182). Si la dialectique s’épuise alors pourquoi et comment certains artistes, dans un échange inhérent avec l’ici ou le local, continuent d’adhérer à ce que Deleuze énonce dans son abécédaire « le territoire ne vaut que par rapport au mouvement par lequel on en sort » (Deleuze et Boutang, 1996)?

On pourrait supposer que les tensions créatrices qui ont déconstruit les oppositions pratiques et théoriques entre la marge et le centre, le connu et le délaissé, le faire et le défaire ou encore entre la science et l’art rendent compte davantage d’un déplacement ininterrompu. À la manière d’un agencement circulaire ou d’un réseau entre médiums, cultures, territoires, méthodes, esthétiques ou savoirs, ce déplacement explore les frontières comme sujets et objets (Eric Van Essche, 2015 ou S. Leigh Star, 2010), telles des zones flexibles d’organisation et de production qui échappent aux binarismes et dans lesquelles tout peut se produire.

Or, où nous conduisent tous ces déplacements? Quelle est la destination de ces processus de création ? Comment [se] raconter le chemin en forme de va-et-vient qui s’en dessine? Comment travailler avec une destination plurielle et mouvante ? Ces questions nous ramènent nécessairement au partage et à la transmission de ce contenu artistique. Le processus de création nous pousse à explorer l’ailleurs, mais une fois qu’on y est, comment le partager?

Ainsi, cette journée d’étude rendra compte de la question de la transmission d’une destination incarnée et sans fin vers l’ailleurs à travers des écritures transitoires, des langues en migration, des identités précaires, des corps décentrés, des espaces sans bords, des objet-frontières, des images contemplatives et des sons immersifs, autant de territoires équivoques et énigmatiques agencés à des réalités numériques mobiles, connectées et dispersives.

 


Jeudi 28 février 2019 à partir de 18h

PRÉSENTATIONS ARTISTIQUES AU PAVILLON DES ARTS


 

 

18h00 – Accueil dînatoire et présentation des journées (studio théâtre)
Maria Juliana Vélez et Jean-Paul Quéinnec

18h20 – Sally ne peut plus danser (studio théâtre)
François Harvey

Cet essai filmique explore la matérialité de l’image et du son. Réalisé à partir de fragments tournés en 16mm et développés à la main, le film expérimente l’art du portrait à travers la mécanique du cinéma argentique. La projection sera présentée dans un dispositif sonore 5.1.

 

 

18h30 – Étrangeté(e)s – (centre de ressources de la chaire)
Karla-Cynthia Garcia Martinez, Izabelle Girard et Maria Juliana Vélez

Projet en cours qui restitue la première phase de la recherche-création postdoctorale de Maria Juliana Vélez. Cette performance est le fruit aussi de plusieurs rencontres. D’un côté, nous avons considéré tous les échanges qui ont eu lieu entre deux groupes facebook composés par quatre artistes collaborateurs : Nicholas Dawson-écrivain et enseignant, Karina Iraola-performeuse, Marie-Pier Laforge-Bourret-enseignante et danseuse, Adis Simidzija-sociologue et poète. En suivant des consignes précises, ces quatre chercheurs-créateurs ont exploré et partagé ce que l’ailleurs signifiait pour eux-mêmes et comment « ces » ailleurs traversaient leur œuvre. D’autre part, cette performance tient compte aussi de la rencontre sur scène entre trois performeuses, Karla Cynthia García, Izabelle Girard et María Juliana Vélez. Chacune d’elles provenant de cultures (Mexique, Canada, Colombie) et de disciplines différentes (texte, performance, danse) suscite un rapport particulier avec l’ailleurs. Tous ces matériaux divers entrent en jeu en vue de l’installation performative envisagée à la fin du stage postdoctoral de María Juliana Vélez.

 

 

18h45 –  Territoires et détachements – (studio théâtre)
Priscilla Vaillancourt et Anny-Eve Perras

Le projet consiste en une performance littéraire proposant une réflexion sur la transmission intergénérationnelle. Par l’accélération de nos rythmes de vie et du décloisonnement des territoires, nous devenons rapidement coupées de la sagesse et du savoir-faire de nos ancêtres. Nous tenterons ici par un geste poétique d’aller à la rencontre du passé afin d’enrichir une quête identitaire.

 

 

19h05-Étrangeté(e)s – (centre de ressources de la chaire)
Karla-Cynthia Garcia Martinez, Izabelle Girard et Maria Juliana Vélez

 

 

19h20 – Tshiuetin ou la lenteur du nord (couloir du pavillon des arts)
Louis Moulin

Reliant Sept-Îles à Schefferville, le train Tshiuetin est un lien privilégié pour les communautés nordiques mais aussi un espace de contemplation unique. À travers une temporalité étirée et imposée, le rapport au territoire y est totalement transformé. C’est un espace de connexion vers l’extérieur, mais également vers l’intérieur et les autres passagers.

Ces photographies tentent de transmettre mon expérience de contemplateur-créateur à bord du train lors de mon voyage en septembre 2018.

 

 

19h30 – Phonographie Maritime (théâtre)
Andrée Anne Giguère, Edouard Germain, François Harvey, Jean-Paul Quéinnec, Pierre Tremblay-Thériault et Maria Juliana Vélez.

 

Entre l’ici et l’ailleurs, entre la marge et le centre, entre le connu et le délaissé, cette performance se révèle comme un espace immersif en mutation constante. Ici, la dramaturgie sonore qui au-delà du son, invite à vivre la disparité de notre écoute de la ville de St Nazaire en France dans une interaction avec l’image, le texte (en français et en ilnu), le corps et une vision poétique dans un casque de réalité virtuelle. « Phonographie Maritime » est aussi une performance radiophonique consultable en direct ou en différé sur dramaturgiesonore.com

 

 

 


Vendredi 1 mars 2019

COMMUNICATIONS AU STUDIO THÉÂTRE


 

8h30 : Accueil des participants

8h45-9h15 – Conférence inaugurale : Alexandrine Boudreault-Fournier,
University of Victoria
L’ailleurs comme outil de création : Vision d’une anthropologue visuelle

L’anthropologie est une discipline associée aux sciences sociales qui s’est depuis ses tout débuts inspirée de l’exotisme, de l’ailleurs et de « l’autre ». Le passé colonial associé à cette discipline assombri toujours le projet contemporain de l’anthropologie bien que la « crise de la représentation » des années 1980 a sérieusement remis en question la nature même du terrain ethnographique et du rôle de l’anthropologue. Lors de cette présentation, je me pencherai sur mon parcours d’anthropologue intéressée à la création visuelle et sonore ainsi qu’à mon désir d’emprunter au domaine des arts pour repousser les frontières de ma discipline. Aussi, en stimulant des collaborations avec des artistes visuels et sonores, je tente d’entrer en contact avec un ailleurs. Le processus de création, un thème tabou en anthropologie lorsqu’il est associé aux desseins du chercheur se retrouve à la base de mon approche de recherche. Je trouve donc l’ailleurs au sein de ma propre discipline ainsi qu’au cours de mes projets d‘exploration. Enfin, j’assume le rôle de création associée à mon travail tout en m’identifiant à la discipline de l’anthropologie. Des exemples sonores et audio-visuels seront présentés.

 

9h15-9h30 – Période de questions

 

 

9h30-9h50 – Maria Juliana Vélez, post-doctorante CELAT-UQAC
Le partage et l’écran-frontière

Depuis ma thèse doctorale, je m’intéresse au processus qui permet de transformer le vécu intime en forme sensible susceptible d’être partagée avec les autres. À travers mon stage postdoctoral, je continue sur cette voie dans le cadre d’un projet de recherche-création intitulé « L’ici, l’ailleurs, l’identité : le corps, le son et l’écriture dans la création d’un espace scénique transmédiatique ». Je me propose de comprendre comment le vécu intime de la migration traverse le travail de quatre artistes collaborateurs (Nicholas Dawson-écrivain et enseignant, Karina Iraola-performeuse, Marie-Pier Laforge Bourret-enseignante et danseuse, Adis Simidzija-sociologue et poète). Je cherche aussi à comprendre quelle est la notion d’ailleurs qui s’incarne dans leurs corps et qui traverse leur vécu, leur action et leur œuvre. Dans une première phase de ma recherche-création, j’ai créé des binômes de travail et j’ai mis mes collaborateurs en contact entre eux dans le cadre de deux groupes sur Facebook. En suivant des consignes précises, les quatre collaborateurs devaient produire des sons, des gestes, des textes, des images et des paroles sur ces ailleurs qui les habitent. L’écran devient ainsi une frontière poreuse dans laquelle les difficultés de traduction et de transduction sont un endroit créateur. J’aborderai les tiraillements, les déplacements et les mouvements créatifs de cette première phase de recherche dans cette communication.

 

9h50-10h05- Période de questions

 

 

10h05-10h25 – Sophie Beauparlant, UQAC
Imaginaire de l’écart et de la trajectoire dans le geste scénaristique

Dans un article paru en 1966 dans les Cahiers du cinéma, le cinéaste Pier Paolo Pasolini a formulé habilement cette façon toute particulière qu’a le scénariste d’être dans la création, voyant la forme de son travail comme « une structure tendant vers une autre structure». Ni littérature, ni cinéma, le scénario a ceci de singulier d’être un objet intermédiaire entre l’imaginaire d’un créateur et le film à venir. À la fois incertain et ouvert à un horizon de possibilités, comment le geste scénaristique permet-il de conceptualiser un processus de recherche-création qui mobilise les figures de l’ici et de l’ailleurs ? C’est à cette question que je souhaite apporter des éléments de réponse par ma contribution. L’objet scénario est une forme textuelle de laquelle on s’attend qu’elle soit cinématographique avant même d’être arrivée à destination. Le mouvement entre les idées et leur matérialité future, cette destination vers un langage fait d’images et de sons, seront pensés par le prisme de l’imaginaire de la création. Ainsi, je proposerai l’idée selon laquelle les notions d’écart et de trajectoire rendent possible l’explicitation d’un imaginaire du geste scénaristique. Mon étude prendra appui sur plusieurs démarches de recherche-création auxquelles j’ai participé activement, parmi lesquelles se trouvent celles de Nicolas Lévesque, Martin Rodolphe Villeneuve et Guillaume Langlois.

 

10h25-10h40 – Période de questions

 

 

10h40-11h00 – PAUSE

11h00-11h20 – Andrée Anne Giguère, Pierre Tremblay-Thériault et Jean-Paul Quéinnec, Université Laval/ UQAM/ UQAC
Phonographie Maritime (1) : Quand l’écoute agence les ailleurs

Après avoir posé notre principe phonographique lors de cette résidence à St Nazaire en France, nous aborderons deux pratiques qui nous semblent restituer cette relation à la fois matérielle et poétique entre l’ici pris comme le référent, l’expérience source déjà constituée d’errance, et l’ailleurs comme la destination floue et dispersée, l’expression poétique de notre dramaturgie scénique.

 

11h20-11h35 – Période de questions

11h35-11h55 – Annie Perron, doctorante INRS- UQAC
Entre le renard et le hérisson : Tableau d’un début de recherche

Dans une période marquée par des phénomènes d’hybridation, les deux grands écosystèmes de pratiques que sont l’art et la science contribuent au développement de savoirs et leur interaction présente un potentiel pour dynamiser notre compréhension du monde et contribuer à sa transformation. Sous la forme métaphorique le renard et le hérisson appréhendent le réel de manière divergente et l’étude des nouvelles formes de relations entre l’art et la science pourraient révéler certaines complémentarités entre ces deux univers.

Cette communication aborde les processus de rencontre et d’échange entre les mondes artistiques et scientifiques favorisant l’émergence de savoirs. En tenant compte des enjeux actuels de médiation, il sera question de résidences de recherche-création en milieu scientifique. Avec l’approche des objet-frontières (Leigh Star, 2010), cette exploration entre l’art et la science dans un environnement scientifique spécialisé tentera de cerner les savoirs nouveaux qui peuvent en émerger. Tableau d’un début de recherche.

 

11h55-12h10 – Période de questions

 

 

12h10-13h30 – PAUSE DINER

 

 

13h30-13h50 – Louis Patrick Leroux, Université Concordia
Quand expliquer et enseigner la recherche-création ne tient plus d’un modèle alternatif à la production du savoir: Expérience chilienne et montréalaise sur la question d’un savoir “hégémonique” et “privilégié”.

À partir de mon expérience d’un séminaire que j’ai enseigné sur le recherche-création au Chili et qui a donné lieu à un happening de deux types : le premier, contre ma figure “hégémonique” et “privilégiée” visant à “imposer” un modèle de savoir et le second, à propos d’un certain questionnement moral quant au message qui est véhiculé de ma part dans des universités qui ne sont pas toujours prêtes pour ce genre de séminaire. De plus, je souhaiterais parler des séminaires internationaux que j’anime à Montréal et qui finissent par créer une communauté de pairs, malgré les paradoxes.

 

13h50-14h05 – Période de questions

 

14h05-14h25 – Carole Nadeau, Université Laval
« Blindspot – Staring down the void », Manipulations & Contaminations – La recherche d’un faire-corps scénique

Cette communication vise un échange/retour partagé à la fois théorique et expérientiel sur le parcours et les défis de la création Blindspot – Staring down the void. Ce projet de Karen Kippkoff, explore les implications du phénomène sensoriel de la « tache aveugle » (Blindspot) tant perceptuellement que métaphoriquement en réunissant cinq artistes internationaux des arts performatifs (scéniques), visuels et médiatiques en tant que co-concepteurs/auteurs. Ces artistes d’origine diverse (Portugal, Roumanie, Norvège, Allemagne et Canada), ne se connaissant pas à l’origine du projet, représentaient pour chacun un ailleurs qui dépassait la notion de territoire pour devenir le moteur même du processus créatif. Cet ailleurs nous est apparu opérationnel, conditionnant la recherche, facteur de tâtonnements, d’agencements, de manipulations et de contaminations. Cet ailleurs, espace de tous les possibles et de tous les écueils, à la fois grisant et déroutant, implique nécessairement une perte de repères, un abandon, une écoute raffinée dans un espace d’apprivoisements et de tiraillements.

 

14h25-14h40 – Période de questions

 

 

14h40-15h00 – Alejandra Jiménez G., Universidad Distrital (Bogota)
Les prédicateurs

Ma proposition est basée sur l’idée de présenter une « mise en corps » sur des questions autour de la voix, l’oralité, le corps et la parole comme espaces-frontières. Je ne suis pas francophone, je parle espagnol : le contenu du mot pourrait être n’importe quoi mais sa morphologie, ses caractéristiques, ses qualités me rapprochent de celui qui a une codification linguistique différente. Et c’est précisément cet espace qui rend la migration possible et qui nécessite de souligner la valeur communicative, participative et politique au-delà de la discursivité. C’est la raison pour laquelle cette mise en corps cherche à s’établir dans des états d’affectation sonore et auditive auprès du public car avant l’émergence de la parole, la respiration et la voix font allusion à un territoire qui est le corps lui-même. La performance est structurée en quatre moments où la participation doit être déterminée par le son, l’odorat et le goût. Ce travail sera effectué en français et les gens peuvent être impliqués dans la présentation.

 

15h00-15h15- Période de questions

 

 

 

15H15-15H35 – CONCLUSION


 

BIOGRAPHIES

 

Sophie Beauparlant

Chercheure affiliée à FIGURA, le Centre de recherche sur le texte et l’imaginaire, son projet de recherche actuel porte sur l’imaginaire des théories et des pratiques du scénario (subventionné par le Fonds de recherche du Québec). Elle est l’auteure d’une thèse de doctorat sur le dialogue au cinéma (UQAC, 2013). Elle enseigne la scénarisation et le cinéma. Elle a codirigé avec le professeur Nicolas Xanthos un numéro de la revue Nouvelles Vues (hiver 2018) dont le thème est le dialogue dans le cinéma québécois. Parmi ses publications récentes se trouvent les articles Imaginaire du scénario de court métrage (Mise au point, 2018), La force de l’aveu comme intrigue cinématographique (Nouvelles Vues, 2018), Dieu n’a pas inventé le webdocumentaire (Sens public, 2017) et Nouveaux écrans, nouveaux scénarios (Interfaces numériques, 2016). Sophie Beauparlant est présidente du conseil d’administration du Festival REGARD sur le court métrage et elle œuvre dans le milieu cinématographique québécois, notamment à titre de mentore en scénarisation et membre de jurys pour des organismes subventionneurs.

 

Alexandrine Boudreault-Fournier

Professeure agrégée au département d’anthropologie de l’Université Victoria, elle enseigne la culture visuelle, l’anthropologie visuelle et l’anthropologie du son. Elle mène des recherches sur l’infrastructure des médias, ainsi que sur la consommation et la circulation des données numériques à Cuba depuis l’année 2000. Elle a co-dirigé les volumes Urban Encounters: Art and the Public (Université McGill, 2017); Afrodescendance: Culture et citoyenneté (Université Laval, 2012) et co-dirige Organized Sound: Musicologies and Anthropologies of Infrastructure (Oxford University Press, sous presse). Alexandrine prépare un numéro spécial intitulé « Champs sonores » pour la revue Anthropologie et Société (2019). Elle a réalisé le film Golden Scars (2010), financé en partie par l’Office national du film du Canada, et co-réalisé les films Fabrik Funk (2015), The Eagle (2015) et Guardians of the Night (2018). Son livre Aerial Imagination in Cuba: Stories From. Above the Rooftops paraîtra sous peu à Routledge.

 

François Harvey

Musicien cinéaste issu de la scène underground québécoise, son travail prend parfois la forme d’un film, d’une chanson, d’un poème ou d’une musique instrumentale. Il poursuit actuellement des études à la maitrise en art à l’UQAC et est engagé comme assistant de recherche pour la Chaire de recherche du Canada en dramaturgie sonore au théâtre.

 

Karla Cynthia Garcia Martinez

Traductrice, artiste interdisciplinaire et enseignante, elle s’intéresse aux enjeux de genre, de multiculturalité, des identités et des autoreprésentations. Sa pratique multidisciplinaire inclut la création en pratiques littéraires. Son travail artistique est fortement marqué par la recherche identitaire, le corps et la représentation des origines. Elle détient une Maitrise en Études littéraires ainsi qu’un Certificat en Art numérique de l’UQAC. Elle a aussi complété le baccalauréat en Langue et Culture de la Faculté de langues de l’UAEMex.

 

Andrée-Anne Giguère

Artiste interdisciplinaire, elle est aussi professionnelle de recherche pour la Chaire de recherche du Canada en dramaturgie sonore au théâtre (depuis 2010), membre cofondatrice du collectif Les Poulpes, où elle développe une pratique de comédienne, de performeuse, de metteure en scène et de conceptrice vidéo pour la scène. Son travail a récemment été présenté en France, en Colombie et au Mexique. Andrée-Anne est étudiante au doctorat à l’Université Laval et boursière du FRQSC. Ses recherches sont axées sur l’intégration sensible et performative de la technologie sur la scène. Elle a récemment créé la vidéo pour le dernier spectacle de la Cie de danse K par K. Elle vient de co-diriger avec Jean-Paul Quéinnec trois cahiers de phonographie au éditions de LaClignotante.

Izabelle Girard 

Étudiante à la maîtrise en art à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), sa recherche-création est axée sur une pratique de l’art performance autoréférentiel, qui consiste notamment en une mise en jeu intime de son corps interrelié avec un objet signifiant. Elle crée à partir de sa réalité et des multiples rôles qui caractérisent sa vie en tant que femme. Dans ces performances, elle cherche à dégager l’expressivité de son corps féminin à la fois fort et vulnérable, à travers la collaboration intime avec l’objet et (ou) un partenaire.

 

Alejandra Jiménez

Titulaire d’un baccalauréat en arts de la scène et d’une maîtrise en théâtre et arts vivants de l’Université Nationale en Colombie, elle est professeure adjointe, Universidad Distrital (Bogotá, Colombie), artiste et chercheuse / Actrice du groupe Vendimia Teatro (Bogotá) depuis 2008. Ses actions sont liées à la ville, à la théâtralité et aux pratiques urbaines quotidiennes et populaires. Elle est intéressée par la connaissance et la resignification de nos racines et de nos mémoires. Sa recherche concerne l’expérience du corps dans l’espace urbain à travers des sens en utilisant des différentes langues.

 

Louis Patrick Leroux

Vice-doyen à la recherche à la Faculté des arts et sciences de l’Université Concordia, il est également professeur titulaire aux deux départements d’anglais et d’études françaises. Ses recherches portent principalement sur le théâtre québécois et le cirque contemporain. Il mène des projets de recherche-création depuis une douzaine d’années après autant d’années de pratique professionnelle en théâtre. Ouvrages savants: Le jeu des positions. Discours du théâtre québécois actuel (avec Hervé Guay), Cirque Global: Quebec’s Expanding Circus Boundaries (avec Charles Batson) et un ouvrage à paraître chez Routledge sur le cirque contemporain en collaboration avec Katie Lavers et Jon Burtt. Ouvrages récents de création: False Starts (Talonbooks), Dialogues fantasques pour causeurs éperdus, Ludwig & Mae et Se taire (Prise de parole).  En 2017, il a été élu membre du Collège des nouveaux chercheurs de la Société royale du Canada.

 

Louis Moulin

Gradué de la maitrise en art de l’UQAC, Louis Moulin s’empare du cinéma comme moyen d’expression privilégié. Entre réalisateur et photographe, il place l’image au centre de son attention et de sa démarche de création. Cherchant une certaine contemplation dans ses cadres, il leur donne précision et simplicité, tout en conservant une force unique. On peut citer notamment l’une de ces dernières collaborations avec le réalisateur François Harvey, dans le court métrage documentaire GROS LOUP, sélectionné pour la compétition régionale du Festival REGARD 2018, ou la réalisation plus récente de son court métrage documentaire Tshiuetin ou la lenteur du nord.

 

Carole Nadeau

Elle a conçu, écrit et/ou mis en scène une quinzaine de créations au sein de la compagnie Le Pont Bridge. À la jonction des arts visuels, scéniques et numériques, elle s’intéresse au perceptif à travers l’interrelation entre corps, texte, espace, image et son.

En 2000, elle est lauréate du prix John-Hirsch du Conseil des Arts du Canada remis tous les deux ans à un metteur en scène prometteur qui fait preuve d’une vision artistique originale. Elle est aussi lauréate du Prix Mois Multi 2014 du festival Mois Multi à Québec qui « reconnaît la contribution artistique exceptionnelle d’un artiste du Québec aux arts multidisciplinaires et électroniques ».

Ses productions ont été vues à maintes reprises à l’international. Elle vient de terminer un doctorat à I’UQTR et est professeure à l’Université Laval à Québec.

 

Anny-Eve Perras

Artiste interdisciplinaire, ses intérêts multiples l’ayant amenée à étudier la littérature, l’art, la santé et les sciences-humaines se canalisent dans la poésie. Son écriture s’imprègne d’une notion spirituelle du territoire; à la limite du vraisemblable et de la transgression du réel. Anny-Eve termine sa maîtrise en création littéraire à l’Université du Québec à Chicoutimi.

 

Annie Perron

Doctorante en Études Culturelles (doctorat sur mesure) à l’Institut National de la Recherche Scientifique (INRS – Centre urbanisation, culture, société), Annie Perron s’intéresse aux nouvelles formes de relations entre les domaines de l’art et de la science. S’appuyant sur un parcours professionnel de plus de 15 ans dans le milieu de la culture, elle questionne aujourd’hui comment l’art peut s’inscrire dans les conditions de création de nouveaux savoirs afin de contribuer aux transformations socio-écologiques.

 

Jean-Paul Quéinnec

Professeur de théâtre à l’UQAC et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en dramaturgie sonore au théâtre. Sa recherche-création interroge les processus et dispositifs d’écritures dramatiques et scéniques à partir d’une pratique plurielle et performative. Membre régulier du CELAT, il est également co-directeur de la revue L’Annuaire théâtral et membre du conseil d’administration du FRQSC. Il a organisé différents colloques internationaux, dont Les pratiques contemporaines de l’écriture textuelle pour la scène (2016) et Les mobilités du processus de création (Acfas, 2018). Ses recherches-créations sont diffusées dans plusieurs événements internationaux, et dernièrement au Festival du Mois Multi 2019 avec Phonographie Maritime. Depuis 2016, il co-publie avec Andrée-Anne Giguère trois Cahiers de Phonographie (LaClignotante).

 

Priscilla Vaillancourt

Actuellement à la maîtrise en art, elle s’intéresse à l’hybridation des langages : numériques, vidéographiques, performatifs, plastiques et littéraires. Ses réflexions prennent forme sous la métaphore qu’est habiter la parole. Ses projets ont été présentés à Saguenay et en France, ainsi qu’une parution dans la revue Inter pour le manifeste de la transexpérience.

 

Maria Juliana Vélez 

Elle a commencé sa formation en danse contemporaine à la Escuela Departamental de Ballet (Bucaramanga-Colombie). Ensuite, elle a profité d’un court stage au Centre National de Danse Contemporaine d’Angers (France) ainsi que des nombreux ateliers avec des danseurs et des chorégraphes de renom en Colombie. Parallèlement, elle a fait une licence en Communication Sociale et une maîtrise en sémiotique. En 2002 elle reçoit la bourse de création « Insólitos », qui lui permet de chorégraphier et de mettre en scène la pièce « Entretiempo ». Elle a poursuivi ses études doctorales en lettres à l’Université du Québec à Trois-Rivières, sous la direction de Jacques Paquin. Présentement, elle est stagiaire postdoctorale du CELAT et de la Chaire de recherche du Canada pour une dramaturgie sonore au théâtre, sous la direction de Jean-Paul Quéinnec. Elle s’intéresse aux rapports entre le corps, l’intimité, le récit de soi et la création en arts vivants et en littérature.

 

Pierre Tremblay-Thériault

Artiste professionnel, consultant technologique en art et professionnel de recherche universitaire, Pierre Tremblay-Thériault s’intéresse à la création et à la recherche dans les domaines des arts visuels, sonores et scéniques. Sa spécialité, les arts numériques, fait de lui un artiste chercheur aux qualités multiples mariant l’ingénierie logiciel et électronique à l’expression artistique. Il s’intéresse aujourd’hui aux environnements virtuels et partage ce territoire d’exploration en participant activement aux recherches de la CRC – Dramaturgie sonore au théâtre. Son travail a été présenté en France, en Colombie ainsi qu’au Canada.

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